2012
Mes liseuses, lecteurs, merci de me lire,
maintenant une aventure digne d'un épisode de "Dr House".
Après mon périple dans le monde merveilleux des établissements de santé, direction l'UEROS.
Oui, l'UEROS, un acronyme qui sonne un peu comme une marque de yaourt exotique, mais qui signifie en réalité
"Unités d'Évaluation, de Réentraînement et d'Orientation Sociale et professionnelle".
Imaginez moi un peu : ancien cascadeur voltigeur, transformé en patient modèle,
participant à des ateliers visant à mieux identifier et comprendre mes "ralentissements cognitifs".
On aurait dit que j'étais un cobaye pour des expériences scientifiques une nouvelle fois, après le kiné,
sauf que les expériences étaient des exercices de mémoire et de concentration,
vu que j'ai cassé des neurones dû à ma cicatrice dans le cerveau.
L'UEROS, c'était un peu comme un camp de vacances pour cerveaux cabossés.
On y côtoyait des gens qui avaient vécu des expériences, mémorables.
Des gens qui avaient survécu à des accidents de voiture, des chutes, des AVC...
On se sentait un peu comme des super-héros en convalescence, sauf que nos super-pouvoirs étaient un peu rouillés.
Mais l'UEROS, c'était aussi un endroit où l'on apprenait à se reconstruire.
On y apprenait à mieux se connaître, à identifier nos forces et nos faiblesses,
à développer notre autonomie et à envisager l'avenir.
On y apprenait aussi à rire de nos propres difficultés, ce qui est toujours une bonne chose.
Je me dit que
l'humour est une thérapie !
Et surtout, l'UEROS m'a permis de rencontrer d'autres personnes confrontées à la même problématique.
On s'est soutenus, on s'est encouragés, on a partagé nos expériences.
On a créé une véritable communauté de cerveaux cabossés, mais soudés.
Alors voilà,
l'UEROS, c'était un peu comme une deuxième chance, un second élan pour une deuxième vie.
Une chance de se remettre sur pied, de se reconstruire et de se projeter dans l'avenir.
Et ça, c'est une victoire !

Deuxième stage en montage vidéo :
Cette fois,
je ne me contente pas
de couper
des bouts de vidéo !
Je rajoute des effets spéciaux,
des musiques
et
quelques passages de ParKour !
(Ça m'avais manqué à Lyon)
Préparez-vous à un montage... eXplosif !
Ah, la suite de mes aventures ! Accrochez-vous, ça va secouer... !
Après six mois de formation lyonnaise, me voici de retour dans le nid familial.
Un retour aux sources comme on dit.
Plus de vie sociale, plus de collègues avec qui refaire le monde à la machine à café, plus de soirées.
Juste mon ordinateur et moi !
Alors, pour ne pas sombrer dans la folie, je me suis lancé dans une activité frénétique :
le montage vidéo
Oui, j'ai continué à créer et monter chaque jour, avec des effets spéciaux.
Et le meilleur dans tout ça ? Je fais tout moi-même ! Scénario, réalisation, montage, effets spéciaux...
Je suis un véritable homme-orchestre du pixel.
Et mon instrument de prédilection, c'est Vidéo Deluxe de chez MAGIX, un logiciel que je maîtrise ainsi que PhotoShop.
Alors, si vous voulez voir le résultat de mes nuits blanches et de mes crises de créativité,
rendez-vous sur ma chaîne YouTube :
https://www.youtube.com/@SebCartoon
Vous y trouverez des montages sportifs, ainsi que le suivi de mes évènements, réalisés, montés et filmés
avec mon téléphone portable.
Ah, ma période de "créativité intense"... ou, comme je préfère l'appeler, mon séjour prolongé dans la "zone sociale de non-vie".
Dans ma chambre, mon royaume, mon écran, mon compagnon de fortune.
Les rideaux tirés, le soleil banni, et moi, tel un ermite numérique, enfermé devant mon écran plein de pixels.
Ma vie sociale ? Un concept lointain, une légende urbaine.
Mes amis ? Des personnages imaginaires,
des silhouettes dansantes à travers ma fenêtre, des hallucination...
Je me souviens de ces moments où je me sentais observé, épié, traqué par des forces invisibles.
Les voisins qui passaient devant ma fenêtre ?
Des espions venus vérifier si j'étais toujours bien cloîtré dans ma tanière.
Des agents doubles, envoyés pour me soutirer des informations sur mes projets de monteur vidéaste.
Bref,
ma créativité était à son apogée, ma santé mentale avait pris un coup.
Et puis, un jour, le verdict est tombé :
Mon traumatisme crânien développe un trouble Schizo-Affectif
Un diagnostic qui a une longue histoire à raconter...
☺

2014
Attention, roulements de tambour... ou plutôt, roulements de fauteuils roulants !
L'ADIMC 74, c'est un peu comme le club Med des personnes extraordinaires (oui, oui, vous !).
ADIMC 74 :
Association Départementale des Infirmes Moteurs Cérébraux de Haute-Savoie
Fondée en 1965
Imaginez : des super-héros en herbe, des apprentis Jedi en fauteuil roulant, des artistes !
Avec 350 personnes accompagnées, l'ADIMC 74, c'est une grande famille où chacun trouve sa place,
où les droits sont plus sacrés que le dernier pot de pâte à tartiner, et où la vulnérabilité se transforme en force.
Alors, si vous cherchez une association qui décoiffe,
qui fait des étincelles et qui vous fait voir la vie en couleurs, ne cherchez plus !
L'ADIMC 74, c'est le bonheur en mode turbo !
L'ADIMC 74, ce n'est pas juste une association, c'est une colo géante avec 350 potes !
Ici, la vulnérabilité, c'est comme les chaussettes dépareillées : tout le monde en a, mais ça fait un style unique.
Et devinez quoi ? Seb, notre héros du jour, a bossé dans leur annexe secrète à Ville-la-Grand,
un endroit appelé KDOmalin.
KDOmalin c'est un atelier de graphisme à transférer à chaud ou sublimer sur tous supports imprimables.
Des mugs qui parlent, des serviettes qui racontent des blagues,
des t-shirts qui font des claquettes, des coussins qui ronflent...
Bref,
si c'est imprimable, ils le transforment en cadeau.
C'est un peu comme si votre imprimante était devenue super créative !
Alors, si vous cherchez une famille où les galères se transforment en éclats de rire,
où les étincelles fusent plus vite que les confettis à un mariage,
et
où la vie est plus colorée qu'un arc-en-ciel après une tempête de peinture, ne cherchez plus !
KDOmalin à l'ADIMC 74, c'est le bonheur en mode turbo,
avec Seb qui a fait son passage pendant plus de 6 ans !
Un métier qu'il a apprécié mais qui a changé d'activité professionnel, d'où son licenciement.

2025
C'est avec joie que j'annonce ma nouvelle vie de travail !
Je rejoins l'ESAT du Faucigny en tant que cuisto en cafétéria.
Hâte de découvrir cette aventure
et de rendre mes collègues un peu jaloux de mon côté décalé (ça dépend des jours).
Et de préparer de bons p'tits plats...